Bubur cha cha de Malaisie : taro, patate douce, potiron et perles de tapioca dans du lait de coco
Préparation30 min
Cuisson35 min
Portions4 personnes
CuisineMalaisienne

Bubur cha cha de Malaisie : dessert chaud au lait de coco et aux tubercules

Recette du bubur cha cha malaisien : taro, patate douce, potiron, perles de tapioca et lait de coco. Préparation des tubercules, feu pour éviter que le lait se sépare, service chaud ou froid, conservation, erreurs courantes, substituts du taro et du sagou.

Total: 1 h 5 minNiveau: Facile

Cooking flow

Étapes de préparation

STEP 11 / 7

Couper les tubercules en dés

10 min

Taro et patate douce coupés en dés de 1,5 à 2 cm, avec un bol d’eau à côté
Rapprocher la taille des morceaux : trop gros, ils ne font pas corps avec le liquide ; trop petits, ils se défont à la fin

Coupez taro, patate douce et potiron en dés de 1,5 à 2 cm. Le taro étant très visqueux, rincez-le rapidement à l’eau après la coupe pour enlever la viscosité de surface. Laissez la patate douce 3 minutes dans l’eau ; avec le potiron, garder un peu de peau fine sert de repère contre la désagrégation.

STEP 22 / 7

Cuire d’abord les tubercules à la vapeur

15 min

Taro, patate douce et potiron cuits au cuit-vapeur, tendreté vérifiée à la brochette
Ne pas faire cuire longtemps les tubercules dans le liquide de coco. Les cuire d’abord garde le liquide moins trouble

Portez de l’eau à ébullition dans le cuit-vapeur et faites bien monter la vapeur à feu moyen. Cuisez taro et patate douce 12 minutes, ajoutez le potiron et poursuivez 3 minutes. Arrêtez quand une brochette en bambou entre jusqu’au centre sans résistance et que les angles s’arrondissent un peu : ils garderont leur forme dans le liquide de coco.

STEP 33 / 7

Préparer la pâte de tapioca

8 min

Eau chaude versée sur la fécule de tapioca pour faire de petits cubes de pâte
Ne pas mettre trop d’eau d’un coup : pétrir quand il reste un peu de poudre blanche aide à garder la forme à la cuisson

Dans un bol, mélangez 70 g de fécule de tapioca et 5 g de sucre roux clair, puis versez en trois fois 55 ml d’eau à environ 95 °C. Mélangez aux baguettes et, quand c’est assez tiède pour toucher, pétrissez 30 secondes à la main. Quand le goût farineux disparaît et que la pâte est un peu plus ferme qu’un lobe d’oreille, aplatissez-la à 1 cm d’épaisseur et coupez en cubes de 1 cm.

STEP 44 / 7

Cuire le tapioca jusqu’à ce qu’il soit translucide

8 min

Petits cubes de tapioca cuits dans l’eau bouillante, écumés quand ils deviennent translucides
Cuire jusqu’à ce qu’il devienne translucide. Un gros cœur blanc donne un goût farineux dans le bol

Portez 1 L d’eau à ébullition et, à feu moyen constant, plongez le tapioca. Il coule au fond : remuez doucement aux baguettes la première minute. Au bout de 5 à 6 minutes, quand la surface est translucide et que le cœur blanc a rétréci, égouttez et rincez l’amidon de surface à l’eau tiède.

STEP 55 / 7

Chauffer le liquide de coco

7 min

Lait de coco chauffé à feu doux, pandan et sucre dissous
Arrêter juste avant le frémissement. Une ébullition forte fait remonter la matière grasse et alourdit la bouche

Mettez dans une casserole 400 ml de lait de coco, 300 ml d’eau, 60 g de sucre roux clair, 1/4 de cuillère à café de sel et la feuille de pandan nouée. Chauffez à feu doux et dissolvez le sucre vers 70–80 °C. Il suffit que de petites bulles apparaissent sur le bord ; ne pas faire bouillir à gros bouillons est le repère pour éviter la séparation.

STEP 66 / 7

Réunir tubercules et tapioca

5 min

Tubercules et tapioca ajoutés au liquide de coco et doucement mêlés à la spatule
Trop mélanger fait fondre le potiron. Il suffit que le liquide prenne un peu de jaune

Toujours à feu doux, mettez dans la casserole les tubercules cuits à la vapeur et le tapioca cuit. Passez la spatule en bois le long du fond et ne remuez que 2 ou 3 fois largement, sans écraser les tubercules. Éteignez quand la surface du liquide frémit, qu’un léger épaississement apparaît et que le liquide blanc enrobe uniformément les angles des tubercules.

STEP 77 / 7

Laisser reposer et servir

12 min

Bubur cha cha réparti dans de petits bols, servi chaud à table
Chaud, le bol exhale le parfum des tubercules ; froid, la douceur du coco passe devant

Laissez la casserole éteinte reposer 10 minutes pour que la douceur des tubercules passe dans le liquide. Pour le servir chaud, mettez les ingrédients jusqu’à la moitié du bol, puis versez le liquide. Pour le servir froid, laissez tiédir, conservez au réfrigérateur dans une boîte, et juste avant de manger détendez avec 2 cuillères à soupe d’eau pour que ce ne soit pas lourd.

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Ingredients

Ingrédients

1 / 2

Tubercules et tapioca

Ingrédient Quantité Substituts et remarques
Petit taro (satoimo) 250 g (poids net) Le petit taro surgelé convient. Couper en deux les gros
Patate douce 220 g (poids net) Une variété très sucrée donne plus de douceur ; une variété plus ferme se défait moins
Potiron 180 g (poids net) Garder un peu de peau fine pour la couleur
Fécule de tapioca 70 g Choisir la mention fécule de tapioca ou fécule de manioc
Eau bouillante 55 ml Environ 95 °C. Ajouter peu à peu en vérifiant la fermeté
Sucre roux clair 5 g Pour la pâte de tapioca
Eau 1 L Pour cuire le tapioca
2 / 2

Liquide de coco

Ingrédient Quantité Substituts et remarques
Lait de coco 400 ml Bien agiter la boîte. S’il est séparé, le mélanger dans un bol avant usage
Eau 300 ml Si c’est trop riche, ajouter seulement 50 ml
Sucre roux clair 60 g Avec du sucre de palme : 50 g
Sel 1/4 c. à café Resserre la douceur. Trop, et le liquide seul se détache
Feuille de pandan 1 Surgelée possible. À défaut, 2 gouttes d’extrait de vanille changent la direction du parfum
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Derrière la vapeur, les tubercules deviennent doux

Quand on chauffe le lait de coco dans la casserole, l’air de la cuisine bascule d’un coup vers l’Asie du Sud-Est. On y plonge taro, patate douce et potiron cuits à la vapeur. Dans le liquide blanc, l’orange et le violet pâle s’enfoncent, les petites perles translucides de tapioca s’y mêlent ; l’aspect rappelle presque un zenzai japonais, mais le parfum part dans une tout autre direction.

Le bubur cha cha est un dessert chaud au lait de coco apprécié en Malaisie et à Singapour. En malais, bubur désigne une bouillie ; ici, non pas de riz, mais un bol qui réunit tubercules et tapioca dans un liquide de coco sucré. À la maison, avec du petit taro (satoimo) à la place du gros taro, de la patate douce à la place de l’igname orangée et du potiron pour la couleur et la douceur, on s’en approche très naturellement.

Qu’est-ce que le bubur cha cha ?

Le bubur cha cha est un bol sucré au lait de coco que l’on mange dans les foyers et aux stands de Malaisie. Les ingrédients varient un peu selon les régions et les familles : taro, igname violette, patate douce, potiron, sagou, gelée de tapioca, parfois des légumineuses. Il se mange chaud ou froid, et c’est moins un dessert de fin de repas qu’une collation de l’après-midi.

Trois éléments forment l’ossature à respecter en cuisine :

Élément Sens à l’origine Solution à la maison
Dés de tubercules La couleur et la texture changent à chaque bouchée Taro, patate douce, potiron en dés de 1.5 à 2 cm
Lait de coco Donne parfum et rondeur au liquide Lait de coco en boîte dilué, sans ébullition
Élasticité du tapioca Crée de petits instants moelleux Petites boulettes de fécule de tapioca, ou petites perles bouillies

Parmi les desserts voisins, on peut citer le sapin-sapin des Philippines. Le bubur cha cha n’est ni un gâteau cuit à la vapeur ni un plat de base : c’est un bol où l’on mange, avec son liquide, la douceur des tubercules, et on le fait plus facilement en le voyant ainsi.

Ingrédients (4 personnes)

Ingrédients du bubur cha cha : taro, patate douce, potiron, lait de coco, fécule de tapioca, sucre, feuille de pandan sur une table de cuisine
Séparer les tubercules par couleur et texture : le taro est fondant, la patate douce sucrée, le potiron donne au liquide une douceur légère

Côté allergies, attention à la noix de coco. La recette n’utilise pas de farine de blé, mais vérifiez, produit par produit, la mention de ligne de fabrication de la fécule de tapioca et du lait de coco.

Ce qui fait hésiter aux courses

Taro, patate douce et potiron se trouvent au supermarché. Ce qui est utile à chercher en ligne ou en épicerie asiatique : le lait de coco qui forme l’ossature du goût, la fécule de tapioca dont on confond facilement le type, et un thermomètre pour ne pas faire trop chauffer le lait de coco.

La feuille de pandan, utilisez-la si vous en trouvez en épicerie asiatique surgelée. Plutôt que de poursuivre un arôme à tout prix quand il manque, mieux vaut s’occuper de ne pas faire bouillir le lait de coco et de ne pas défaire les tubercules : l’impression en bouche se rapprochera davantage du bol d’origine.

Les choix pour s’approcher de l’original avec ce que l’on trouve

Ce qui fait hésiter pour le bubur cha cha, ce sont taro, sagou et pandan. Chercher à tout réunir parfaitement alourdit les courses : voici donc ce qui peut être remplacé et ce qui, remplacé, change le cœur du plat.

Ingrédient en question Remplacement possible Ce qui arrive si l’on va trop loin
Taro Petit taro (satoimo), petit taro surgelé Avec seulement des pommes de terre, l’harmonie avec le liquide sucré s’affaiblit
Igname violette Patate douce, patate douce violette Avec le seul potiron, le liquide jaunit et se trouble facilement
Sagou Petites perles de tapioca, boulettes de fécule de tapioca Des boulettes de fécule de pomme de terre sont moins translucides et lourdes une fois froides
Pandan Pandan surgelé, essence de pandan, 2 gouttes de vanille Trop, et l’impression d’arôme de confiserie l’emporte
Sucre de palme Sucre roux clair, avec 20 g seulement de sucre brun Le sucre brun seul tire le liquide vers la pâtisserie japonaise

Pour une première fois, taro, patate douce, potiron, lait de coco et fécule de tapioca suffisent. Le pandan ajoute une couche de parfum, mais tant que la cuisson des tubercules et la température du liquide de coco ne sont pas maîtrisées, le parfum seul flotte.

Les erreurs courantes

État Cause Rattrapage
Le liquide de coco se sépare Ébullition à feu vif Éteindre, ajouter 50 ml d’eau tiède et mélanger doucement. Il ne revient pas complètement, mais la bouche est plus légère
Le potiron fond Cuit d’emblée dans le liquide, trop mélangé L’ajouter en dernier. La fois suivante, raccourcir la vapeur de 3 minutes
Le tapioca est farineux Cuisson trop courte, cœur blanc Cuire 2 minutes de plus dans l’eau bouillante et ne le remettre qu’une fois translucide
La douceur est floue Trop peu de sel, tubercules aqueux Mettre 1/4 de cuillère à café de sel plutôt qu’une pincée. Avant d’ajouter du sucre, voir le contour avec le sel
Lourd une fois froid Le lait de coco épais a pris Juste avant de manger, détendre avec 2 à 3 cuillères à soupe d’eau

Ce qui s’explique souvent mal pour ce dessert, c’est le service chaud ou froid. Chaud, le fondant du taro est la vedette ; froid, la douceur du lait de coco et du tapioca passe devant. Si vous préparez à l’avance, coupez les tubercules un peu plus gros, en dés de 2 cm, pour que le contour des morceaux subsiste après le réfrigérateur.

Comment le manger, le conserver, que cuisiner ensuite

Chaud, il se mange mieux quand la cuillère prend à parts égales morceaux et liquide. Trop de liquide, c’est une soupe de coco ; trop de morceaux, cela tire vers un plat mijoté : mettez donc d’abord les ingrédients dans le bol, puis versez le liquide. Pour le froid, 3 heures environ au réfrigérateur font fondre les goûts.

Conservez au réfrigérateur 2 jours au plus. Le tapioca durcit avec le temps : pour ce que l’on mange le lendemain, mettez-le dans une petite casserole avec 2 cuillères à soupe d’eau et réchauffez 4 minutes à feu doux. Au micro-ondes, 1 minute 30 à 600 W en remuant une fois en cours. Le lait de coco se sépare facilement s’il est brusquement très chaud : évitez un réchauffage fort.

Pour élargir en menu malaisien, après des nouilles épicées comme le laksa, un bubur cha cha doux et froid crée une belle suite. Pour la direction petit-déjeuner ou en-cas, passez au roti jala ou au roti canai : on verra l’éventail des pâtes et du coco en Malaisie.

Questions fréquentes

Le bubur cha cha est-il chaud ou froid ?

Les deux se mangent. Chaud, la douceur des tubercules ressort ; froid, le côté dessert au lait de coco est plus net. Pour une première fois, fixez le goût chaud, puis refroidissez le reste : la différence se perçoit mieux.

Sagou et tapioca sont-ils la même chose ?

Ils sont traités comme des matières premières différentes, mais aux courses il est réaliste de les remplacer par de petites perles ou de la fécule de tapioca. Cet article fait de petites boulettes à partir de la fécule, pour obtenir translucidité et élasticité.

Peut-on le faire sans feuille de pandan ?

Oui. Le parfum change, mais le plat tient si l’association lait de coco, tubercules et tapioca est juste. Si vous utilisez de l’extrait de vanille, 2 gouttes au plus, sans excès.

Peut-on remplacer le taro par de la pomme de terre ?

La pomme de terre seule paraît facilement farineuse dans un liquide sucré. Si vous en utilisez, n’en mettez qu’une partie, par exemple 150 g de taro et 100 g de pomme de terre, et conservez la douceur de la patate douce et du potiron.

Peut-on diluer le lait de coco avec du lait ?

Dilué au lait, cela tire vers un lait chaud sucré plus que vers un dessert d’Asie du Sud-Est. Pour alléger, diluez à l’eau et gardez le parfum de coco : c’est plus fidèle au bubur cha cha.

De combien peut-on réduire le sucre ?

De 60 g à 45 g de sucre roux clair. Gardez toutefois 1/4 de cuillère à café de sel. Sans sel, quand on baisse le sucre, le goût devient flou et le lait de coco seul paraît lourd.

Sources