Philippines

Pinakbet : les légumes mijotés des Philippines au bagoong

Recette du pinakbet, légumes mijotés d’Ilocos au nord des Philippines : bagoong, potiron, aubergine, gombo, margose et haricots verts. Ordre de cuisson, gestion de l’amertume, substitutions, courses, conservation, ratés, façon de manger et menus.

Cette recette a été traduite de l’original japonais par l’équipe éditoriale de Sekai Gohan. Lire l’original (japonais)

  • Préparation25 min
  • Cuisson40 min
  • Total1 h 5 min
  • Portions4 personnes
  • NiveauFacile

Pinakbet philippin : potiron, aubergine, gombo, haricots verts, margose et porc cuits à l’étouffée avec du bagoong

Le parfum du bagoong fait des légumes un plat pour accompagner le riz

On fait revenir des tomates en les écrasant, on ajoute une cuillerée de bagoong, et l’air de la cuisine bascule aussitôt vers les Philippines. Ni miso ni sauce de poisson : un parfum de mer fermentée. On y superpose potiron, aubergine, gombo, margose et haricots verts, puis on laisse cuire à l’étouffée avec très peu de liquide.

Pinakbet servi avec du riz, du poisson grillé, du citron vert et une coupelle de bagoong
Le pinakbet ne se contente pas de légumes fondants : le sel et le parfum fermenté du bagoong en font un plat qui appelle le riz blanc

Le pinakbet (ou pakbet) est un plat de légumes mijotés souvent associé à la région d’Ilocos, au nord des Philippines. Son nom viendrait d’un mot ilocano évoquant le fait de « se rider » ou de « se ratatiner » : les légumes cuisent à l’étouffée dans peu de jus et se mangent quand leurs arêtes ont légèrement fléchi. Chercher à garder des légumes croquants aux couleurs vives éloigne justement du pinakbet.

Ce n’est pas pour autant un plat où tout se défait. Le potiron s’arrondit juste aux angles, l’aubergine devient fondante, le gombo reste vert, la margose ne garde pas trop d’amertume. Le sel du bagoong enrobe le tout et donne envie de riz blanc. Si l’adobo (en japonais) ou le sinigang (en japonais) sont la porte d’entrée des plats acidulés et mijotés, le pinakbet est celle de la façon philippine de cuisiner les légumes.

À propos du nom

En anglais, on trouve aussi bien pinakbet que pakbet. Dans cet article, nous utilisons « pinakbet », la forme la plus répandue.

Le pinakbet, une marmite de légumes d’Ilocos et de condiment fermenté

Le National Nutrition Council, organisme public philippin, présente le pinakbet comme un plat de légumes très consommé aux Philippines, avec margose, potiron, aubergine, haricots et gombo. Les sites de recettes indiquent souvent qu’on utilise plutôt du bagoong isda (poisson fermenté) côté Ilocos, et l’on trouve aussi des versions familiales au bagoong alamang (pâte de crevettes) ou à la sauce de poisson.

L’important est de ne pas figer une seule « bonne » liste de légumes. Sur place aussi, porc, crevettes séchées, poisson, bagnet et quantité de tomates varient d’une famille à l’autre. Hors des Philippines, des haricots verts à la place du long sitaw, du potiron pour la calabaza et de la margose du commerce pour l’ampalaya rendent les courses réalistes.

Piliers du pinakbet Forme courante sur place Point à respecter à la maison
Condiment fermenté bagoong isda, bagoong alamang C’est lui qui sale la marmite. Ne pas en abuser, ajuster à la fin
Potiron kalabasa Couper épais pour qu’il ne se défasse pas trop, et le mettre en premier
Margose ampalaya Ne pas trancher trop fin, la saler pour équilibrer l’amertume
Aubergine et gombo talong, okra Les ajouter en seconde partie pour garder liant et présence
Peu de jus Étouffée dans l’eau des légumes Ne pas trop mouiller. Le jus doit enrober

La margose est sans doute l’ingrédient qui fait le plus hésiter. Lui retirer toute son amertume affadit le pinakbet ; trop épaisse, elle arrête net à la première bouchée. Dans cet article, on la coupe en tranches de 5 mm, on la sale avec 1/2 c. à café de sel pendant 10 minutes, puis on éponge l’eau rendue. L’amertume reste, mais le plat peut être servi aux enfants ou à ceux qui n’ont pas l’habitude de la margose.

Ingrédients pour 4 personnes

Potiron, aubergine, gombo, haricots verts, margose, porc et bagoong alignés en cuisine
Pour le pinakbet, compte moins le nombre de légumes que l’ordre : les plus longs à cuire d’abord

Pour 4 personnes, en plat principal avec du riz blanc. La poitrine de porc apporte un peu de parfum et de gras, sans prendre le pas sur les légumes. Pour une version sans viande, les ajustements sont dans la FAQ.

Pour le mijoté

Ingrédient Quantité Substitutions et remarques
Poitrine de porc en fines tranches 150 g En lanières de 3 cm. Ou 120 g de chutes de porc
Potiron 300 g Épépiné, avec la peau, en quartiers de 2,5 cm
Aubergines 2 (environ 220 g) En morceaux irréguliers. Tremper 2 minutes dans l’eau après coupe, puis éponger
Gombos 8 (environ 80 g) Retirer finement le collet, couper en deux en biais
Haricots verts 120 g En tronçons de 4 cm. Pour remplacer les haricots kilomètre
Margose 1/2 (environ 120 g) En demi-lunes de 5 mm
Tomates 2 (environ 300 g) En dés de 2 cm. Bien mûres de préférence
Oignon 1/2 (environ 100 g) En dés de 1 cm
Ail 2 gousses Haché finement
Gingembre 10 g Haché finement. Ne pas l’omettre : il coupe les odeurs fortes
Bagoong alamang 1 1/2 c. à soupe (environ 25 g) Pâte de crevettes fermentée. Le taux de sel varie beaucoup selon les produits
Nam pla ou patis 2 c. à café Pour l’ajustement final
Eau 180 ml Si les légumes sont très aqueux, commencer avec 150 ml
Huile neutre 2 c. à café 1 c. à café si la poitrine est grasse
Sel 1/2 c. à café Pour préparer la margose
Poivre noir 1/4 c. à café En finition

Pour accompagner

Ingrédient Quantité Utilisation
Riz chaud 4 bols Avec le riz, le sel du pinakbet trouve son équilibre
Citron vert ou autre petit agrume 1/2 Quelques gouttes à table pour alléger
Bagoong supplémentaire 2 c. à café En coupelle, chacun en ajoute un peu
Poisson grillé 2 morceaux Pour en faire un dîner. Peu salé
Allergènes

Ce plat contient du porc, du poisson et des crustacés. Le bagoong alamang étant le plus souvent à base de crevettes, ne l’utilisez pas en cas d’allergie aux crustacés. La sauce de poisson peut aussi contenir des produits de la mer selon les marques : vérifiez la liste d’ingrédients avant de servir.

Ce qu’il faut vraiment acheter

Ingrédients de substitution pour le pinakbet : haricots verts, margose, potiron, aubergine, gombo, bagoong et sauce de poisson
Même sans haricots kilomètre ni courge locale, haricots verts, margose et potiron du marché suffisent à donner sa forme au pinakbet

Pour le pinakbet, la différence se fait moins sur les légumes que sur le condiment fermenté. Potiron, aubergine, gombo, haricots verts et margose se trouvent en grande surface ou en épicerie asiatique. Ce qui mérite un détour par une épicerie asiatique ou en ligne, c’est le bagoong : miso ou sauce soja seuls ne donnent pas ce parfum de mer fermentée propre au pinakbet.

Priorité À chercher en épicerie spécialisée ou en ligne Rôle dans le plat Ce qui se trouve facilement
Absolue Bagoong alamang Sel, umami, parfum fermenté Avec du miso seul, on s’approche d’un autre plat
Haute Patis, sauce de poisson Ajustement final du sel Le nam pla le remplace facilement
Moyenne Poudre de crevettes séchées Un peu d’umami marin les jours sans viande ni poisson Avec de la poudre de shiitake séché, le parfum part dans une autre direction
Basse Haricots kilomètre Haricots longs, plus proches de la forme locale Les haricots verts suffisent
Basse Bagnet Porc frit typique d’Ilocos La poitrine de porc suffit pour une première fois

Le bagoong est aussi le condiment servi en coupelle avec le kare-kare. Avec un pot, la table philippine s’élargit beaucoup. Son parfum est puissant : limitez-vous d’abord à 1 1/2 c. à soupe et complétez à table, c’est plus sûr.

Le patis est la sauce de poisson qui fixe le sel en fin de cuisson. Le nam pla le remplace, mais si vous comptez cuisiner philippin régulièrement, une petite bouteille de patis servira aussi pour le sinigang (en japonais) ou l’arroz caldo (en japonais).

Les jours sans viande, ou si vous voulez réduire le bagoong, 1 c. à café de poudre de crevettes séchées fait ressortir la douceur des légumes. Si la table doit éviter les crustacés, ne l’utilisez pas et remplacez-la par 1 c. à café de poudre de shiitake séché.

Préparation : sans trop remuer, superposer les légumes et cuire à l’étouffée

Le pinakbet n’est pas un sauté : on superpose les légumes et on les cuit à l’étouffée. Potiron et haricots verts, plus longs à cuire, vont en premier ; aubergine, gombo et margose, plus fragiles, en seconde partie. À force de remuer, le potiron s’écrase et l’ensemble devient pâteux.

  1. Couper les légumes

    15 min

    Coupez les 300 g de potiron, avec la peau, en quartiers de 2,5 cm, les 2 aubergines en morceaux irréguliers, les 120 g de haricots verts en tronçons de 4 cm, et les 8 gombos, collet finement paré, en deux en biais. Épépinez la 1/2 margose à la cuillère en retirant la partie blanche, taillez-la en demi-lunes de 5 mm, salez-la avec 1/2 c. à café de sel et laissez reposer 10 minutes. Ne la rincez pas : épongez l’eau rendue avec du papier absorbant, l’amertume ne restera pas trop forte.

    Margose, potiron, aubergine, haricots verts et gombo coupés pour le pinakbet
    Séparer les légumes selon leur temps de cuisson. La margose en tranches de 5 mm, salée
  2. Faire revenir le porc et le bagoong

    10 min

    Dans une poêle à fond épais ou une sauteuse, chauffez 2 c. à café d’huile 1 minute à feu moyen. Étalez les 150 g de poitrine et faites revenir 4 minutes ; quand le gras blanchit et que les bords dorent légèrement, ajoutez oignon, ail et gingembre et faites revenir 2 minutes. Ajoutez les 2 tomates et 1 1/2 c. à soupe de bagoong, et faites revenir 3 minutes à feu moyen, jusqu’à ce que les tomates perdent leurs angles et qu’un jus rouge suinte au fond.

    Poitrine de porc, tomates, oignon et bagoong revenant dans la poêle
    Revenu avec les tomates, le bagoong s’arrondit. On crée d’abord au fond le gras du porc et le parfum fermenté
  3. Superposer potiron et haricots verts

    5 min

    Ajoutez le potiron et les haricots verts et retournez seulement deux fois depuis le fond à la spatule en bois. Versez 180 ml d’eau le long de la paroi et chauffez 2 minutes à feu moyen. Quand le liquide frémit, que la surface du potiron est humide et que le jus rouge commence à enrober les haricots, on peut couvrir. Remuer davantage à ce stade fait s’écrouler trop tôt les angles du potiron.

    Potiron et haricots verts superposés dans la marmite, avec un peu d’eau
    Potiron et haricots verts, plus longs à cuire, d’abord. Peu d’eau : ce sont les légumes qui font l’étuvée
  4. Couvrir et cuire à l’étouffée

    10 min

    Couvrez, baissez à feu moyen-doux et laissez cuire 8 minutes à l’étouffée. Le bord doit frémir doucement et des gouttes se former sous le couvercle. Au bout de 8 minutes, découvrez et piquez le potiron : le cœur doit encore offrir une légère résistance. S’il est encore dur, ajoutez 2 c. à soupe d’eau et prolongez 2 minutes à feu moyen-doux.

    Marmite de pinakbet découverte : potiron et haricots cuits à l’étouffée dans le jus de tomate
    Arrêter avant que le potiron ne se défasse. Quand la pique commence à passer, ajouter les légumes de la seconde partie
  5. Ajouter aubergine, gombo et margose

    8 min

    Posez sur le dessus les aubergines coupées à l’étape 1, les gombos coupés en deux et la margose en tranches de 5 mm, puis arrosez de 2 c. à café de nam pla et de 1/4 c. à café de poivre noir. Recouvrez et laissez cuire 5 minutes à feu moyen-doux, puis découvrez et laissez cuire 3 minutes. Repères : la peau de l’aubergine vire au violet profond, les coupes du gombo deviennent un peu filantes, le vert de la margose commence à ternir. Pour atténuer encore l’amertume, ne pressez pas de citron vert à ce stade : ajoutez l’acidité à la fin.

    Aubergine, gombo et margose ajoutés dans la marmite de pinakbet
    Aubergine, gombo et margose en seconde partie : ils gardent leur forme tout en buvant le jus au bagoong
  6. Lier le jus et laisser reposer

    7 min

    Découvrez et faites réduire 3 minutes à feu doux. Quand un sillon tracé à la spatule au fond reste visible un instant et que le jus enrobe les légumes, coupez le feu. Le potiron doit avoir les angles légèrement arrondis, l’aubergine être fondante et le gombo intact. Laissez reposer 4 minutes hors du feu, puis servez avec le riz, 2 c. à café de bagoong supplémentaire et le citron vert.

    Vérification à la spatule du pinakbet, jus bien lié aux légumes
    Ne pas laisser un jus liquide, mais le réduire jusqu’à ce qu’il enrobe les légumes. Au repos, le sel du bagoong se répartit

Les pièges

Coupelles comparant un pinakbet trop aqueux et un pinakbet au jus bien lié
Avec trop d’eau, les légumes nagent. Bien réduit, il reste peu de jus et l’umami du bagoong enrobe les légumes

Les ratés du pinakbet viennent presque toujours de l’eau et de la façon de remuer. Par peur de brûler les légumes, on mouille trop : on obtient une soupe et le parfum du bagoong s’efface. À l’inverse, en voulant évaporer à feu vif, seul le fond brûle et le potiron reste dur.

Problème Cause Correction
Trop aqueux Trop d’eau, couvercle fermé trop longtemps Découvrir et réduire 5 minutes de plus à feu doux
Le potiron se défait Trop remué, coupé trop petit Couper à 2,5 cm et le retourner moins souvent
Margose trop amère Coupée épais, pas salée 5 mm, 1/2 c. à café de sel, 10 minutes, puis éponger
Trop salé Bagoong ajouté sans tenir compte de sa salinité Ajouter 50 ml d’eau et 1/2 tomate, cuire 5 minutes à feu doux
Goût de légume cru Étuvée trop courte Prolonger 3 minutes à feu moyen-doux, en gardant les gouttes sous le couvercle
Trop gras Poitrine très grasse À l’étape 2, éponger environ 2 c. à café de gras avant d’ajouter les légumes

Le bagoong varie énormément d’un produit à l’autre. À cuillerée égale, un bagoong sucré, un très salé ou un très parfumé à la crevette ne donnent pas le même résultat. Avec un pot que vous ne connaissez pas, mettez seulement 1 c. à soupe à l’étape 2, puis ajoutez 1 c. à café à la fois après le repos de l’étape 6 : c’est plus sûr.

Comment on le mange sur place, et quel menu

Côté Ilocos, on associe parfois au pinakbet du porc frit comme le bagnet. Inutile d’aller jusque-là à chaque fois : un peu de poitrine dans la marmite, ou un poisson grillé à côté, suffisent pour une table cohérente.

Pour un repas philippin, mieux vaut le servir à côté d’un chicken inasal (en japonais) ou d’une tortang talong (en japonais) que le même jour qu’un sinigang (en japonais) acidulé : les saveurs se heurtent moins. Le pinakbet apporte légumes et sel fermenté, l’inasal l’acidité et le parfum du charbon, la tortang talong la douceur de l’œuf et de l’aubergine.

Menu Pour quel jour Comment l’associer
Pinakbet, riz, poisson grillé Dîner de semaine Moins de bagoong, ajuster selon le sel du poisson
Pinakbet, chicken inasal, riz Pour explorer la cuisine philippine Pinakbet peu juteux, bien séparé de l’acidité du poulet
Pinakbet, tortang talong, riz Jour à légumes L’aubergine fait doublon : n’en mettre qu’une dans le pinakbet
Pinakbet, kare-kare, riz Pour finir le pot de bagoong Pour les deux, le sel s’ajoute à table

À table, on ne mélange pas tout dans l’assiette. On prend un peu de riz, on y pose potiron ou aubergine, et l’on ajoute l’équivalent de quelques grains de riz de bagoong. Ce condiment étant très salé, en ajouter peu à peu depuis la coupelle évite la lassitude.

Conservation et réchauffage

Le pinakbet contient beaucoup d’eau de légumes, ainsi que du bagoong et du porc : comptez jusqu’au lendemain au réfrigérateur. Faites-le tiédir en moins de 30 minutes, étalez-le dans une boîte peu profonde et réfrigérez. Le potiron s’écrase facilement : tassé dans un récipient profond, il perd sa texture.

Pour réchauffer à la casserole, ajoutez 1 c. à soupe d’eau par portion et chauffez 5 minutes à feu doux. Au micro-ondes, étalez sur une assiette allant au micro-ondes, chauffez 1 minute 30 à 600 W, retournez et chauffez encore 40 secondes. La congélation est déconseillée : aubergine et gombo deviennent aqueux et seule l’amertume de la margose ressort.

Questions fréquentes

Peut-on le faire sans bagoong ?

Oui, mais le goût ne sera pas le même. Un mélange de 2 c. à café de sauce de poisson, 1 c. à café de miso et 1 c. à café de sauce soja ajouté à l’étape 2 donne sel et umami, mais le parfum fermenté de crevette ou de poisson est plus faible. Pour un vrai goût de pinakbet, un petit pot de bagoong vaut l’achat.

Bagoong isda ou bagoong alamang ?

Pour une version plus proche d’Ilocos, on cite souvent le bagoong isda, à base de poisson. Le plus facile à trouver hors des Philippines est le bagoong alamang, pâte de crevettes. Dans cet article, nous privilégions la disponibilité avec le bagoong alamang. Salinité et douceur varient selon les produits : mettez-en peu au début et complétez à table.

Quelqu’un à la maison n’aime pas la margose

Coupez-la en tranches de 5 mm, salez-la 10 minutes avec 1/2 c. à café de sel et épongez-la. Si c’est encore trop fort, réduisez la margose à 80 g et augmentez le potiron de 50 g. La supprimer complètement rend le plat trop doux : pour une première fois, gardez-en au moins un peu.

Comment faire une version sans viande ?

Supprimez la poitrine et passez l’huile à 1 c. à soupe. À l’étape 2, faites revenir 5 minutes à feu moyen oignon, ail, gingembre, tomates et bagoong, puis ajoutez 1 c. à café de poudre de shiitake séché ou 50 ml de bouillon de kombu. Si vous évitez aussi les produits de la mer, le bagoong est exclu : considérez alors le plat comme un autre mijoté de légumes au miso et à la sauce soja.

Le potiron se défait

Il est coupé trop petit ou trop remué. Plus petit que 2,5 cm, il s’écrase à l’étape 4 avant d’être cuit à cœur. Une fois dans la marmite, ne le retournez depuis le fond que deux fois à l’étape 3 et une fois à l’étape 6. Pour enrober de jus, secouer doucement la marmite préserve mieux la forme.

Que changer pour les enfants ?

Réduisez le bagoong à 1 c. à soupe et la margose à 80 g. N’ajoutez rien de piquant ; les adultes ajoutent citron vert ou piment à table. Si le sel manque, il est plus simple d’ajouter un peu de bagoong seulement dans les assiettes des adultes que dans toute la marmite.

Sources