Knafeh levantin : pâte de kadaïf dorée parsemée de pistaches, avec du fromage qui s’étire
Préparation35 min
Cuisson35 min
Portions6 personnes
CuisineLevantine

Knafeh : la pâtisserie levantine au fromage, au sirop parfumé

Recette du knafeh, pâtisserie levantine au fromage, à refaire chez soi : kadaïf surgelé, mozzarella et ricotta en substituts, sirop parfumé, cuisson à 180 °C, conservation, causes d’échec et façon de le manger sur place, assez détaillée pour une première fois. Un dessert sucré pour le week-end.

Total: 1 h 10 minNiveau: Intermédiaire

Cooking flow

Étapes de préparation

STEP 11 / 8

Effilocher le kadaïf

6 min

Pâte de kadaïf décongelée enrobée de beurre fondu et effilochée en morceaux courts
Effilocher la pâte en morceaux courts et enrober uniformément de matière grasse

Mettre dans un saladier 250 g de pâte de kadaïf décongelée au réfrigérateur et l’effilocher à la main en morceaux de 4 à 5 cm. Ajouter en trois fois 120 g de beurre non salé fondu et frotter légèrement du bout des doigts. C’est la première préparation : sans se presser, on s’attache à faire disparaître les faisceaux blancs secs. Le repère : toute la pâte devient humide et brillante. Si l’on serre fort, elle fait des paquets : l’effilocher en y incorporant de l’air.

STEP 22 / 8

Cuire le sirop

8 min

Sirop de sucre qui frémit dans une petite casserole, avec ajout de jus de citron
Dissoudre le sucre à feu moyen, réduire légèrement à feu doux et laisser refroidir

Mettre dans une petite casserole 180 g de sucre cristallisé et 120 ml d’eau et chauffer environ 4 minutes à feu moyen. Quand cela bout et devient transparent, baisser à feu doux, ajouter 1 c. à café de jus de citron et cuire 2 minutes. Éteindre quand les bulles sont fines, vers 103 °C si l’on a un thermomètre, et que le sirop coule de la cuillère un peu plus lentement que l’eau. Laisser refroidir 10 minutes, jusqu’à moins de 60 °C, puis incorporer 1 c. à café d’eau de fleur d’oranger et 1/2 c. à café d’eau de rose.

STEP 33 / 8

Essorer le fromage

7 min

Mozzarella et ricotta épongées au papier absorbant pour retirer l’eau
En retirant l’eau, le fond colle moins après la cuisson

Déchirer en bandes de 1 cm 300 g de mozzarella à faible teneur en eau et envelopper 120 g de ricotta dans du papier absorbant. Poser le tout sur une passoire et presser légèrement par-dessus, puis laisser 5 minutes. C’est une préparation à froid, pour que l’eau ne s’écoule pas ensuite au fond. Le repère : l’eau de surface est passée dans le papier et le fromage ne laisse plus tomber de gouttes quand on le prend. Dans un saladier, mélanger le fromage, 2 c. à café de sucre de canne blond et 1 g de sel, et laisser reposer 1 minute jusqu’à ce que le grain soit uniforme.

STEP 44 / 8

Tasser la couche du dessous

5 min

Pâte de kadaïf étalée dans un moule rond peu profond et tassée à la main
Donner la même épaisseur au fond et au bord pour éviter une cuisson inégale

Mettre dans un moule métallique peu profond d’environ 22 cm de diamètre environ les deux tiers du kadaïf enrobé de matière grasse. Étaler pour que le fond ait environ 8 mm d’épaisseur et que le bord monte d’environ 1,5 cm, puis aplatir du bout des doigts. C’est l’étape qui fixe la forme avant la cuisson. Régler uniformément du centre vers l’extérieur, sans laisser de zone mince au seul fond. Un fond trop mince se brise après la cuisson, un bord trop épais laisse le fromage couler vers l’extérieur.

STEP 55 / 8

Étaler le fromage

4 min

Fromage essoré étalé uniformément sur la pâte de kadaïf
En gardant le fromage à 1 cm du bord, il fuit moins

Poser le fromage sur la couche du dessous et l’étaler jusqu’à 1 cm en deçà du bord. Viser une épaisseur d’environ 1,5 cm, sans le monter seulement au centre. Éparpiller le reste du kadaïf en couche mince par-dessus et presser légèrement la surface. C’est le geste qui enferme le fromage avant la cuisson : veillez à ce que le fromage ne soit pas trop visible et que la couche du dessus ne soit pas trop épaisse. En pressant trop, le fromage n’a plus d’échappatoire : le poids de la main suffit.

STEP 66 / 8

Cuire au four

25 min

Knafeh cuit au four à 180 °C ; le bord est devenu doré
Cuire à 180 °C jusqu’à ce que le bord soit d’un doré soutenu

Préchauffer le four à 180 °C et cuire 22 à 25 minutes sur la grille du milieu. Passé 15 minutes, inverser l’avant et l’arrière, et cuire jusqu’à ce que le bord soit d’un doré soutenu et le centre d’un brun clair. C’est cuit quand le fromage frémit et que le kadaïf de surface paraît sec et croustillant. Si la coloration est trop rapide, baisser à 170 °C ; s’il reste beaucoup de blanc, prolonger de 3 minutes à 180 °C.

STEP 77 / 8

Verser le sirop

3 min

Sirop parfumé versé en cercle sur un knafeh tout juste sorti du four
Un sirop refroidi sur une pâte brûlante fait entrer la douceur tout en préservant la surface

Sortir le knafeh du four et verser en 2 minutes, sur toute la surface, les deux tiers du sirop refroidi. Il n’y a pas de cuisson supplémentaire, mais la pâte garde encore une chaleur proche de 180 °C. Un bon signe : au moment du versement, de petites bulles se forment et la surface devient brillante. Si l’on en met au point que cela déborde dans l’assiette, le fond devient lourd : on ajoutera le reste à table. Après 3 minutes de repos, la douceur entre jusqu’au kadaïf du fond, tout en gardant le croustillant de la surface.

STEP 88 / 8

Couper et finir

5 min

Knafeh parsemé de pistaches, découpé en triangles
Coupé chaud, le fromage s’étire et le parfum se révèle

Concasser grossièrement 25 g de pistaches et les répartir sur toute la surface. Passer le couteau dans de l’eau chaude à environ 80 °C, l’essuyer et couper en 6 parts en rayons à partir du centre. Aucune cuisson de finition n’est nécessaire, mais le couper dans les 5 minutes qui suivent la sortie du four permet au fromage de s’étirer en douceur. Pour le transférer dans l’assiette, le soutenir à l’aide d’une large spatule pour ne pas casser le fond. En refroidissant, le fromage se fige : servez la première part tant qu’elle est chaude.

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Ingredients

Ingrédients

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Ingrédients principaux

Ingrédient Quantité Comment choisir
Pâte de kadaïf surgelée 250 g Pâte en fins filaments pour pâtisserie. Une fois décongelée, l’effilocher en morceaux de 4 à 5 cm
Beurre non salé 120 g À employer fondu. Avec du ghee, 110 g donnent un parfum plus profond
Mozzarella à faible teneur en eau 300 g En bloc plutôt que râpée : déchirer en bandes de 1 cm. Choisir une mozzarella peu aqueuse
Ricotta 120 g De la faisselle ou du fromage blanc grumeleux passé au tamis, 120 g, convient aussi
Sucre de canne blond 2 c. à café Une petite quantité pour arrondir le salé du fromage
Sel 1 g Pour affermir le goût du fromage
Pistaches 25 g Non salées, concassées grossièrement
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Sirop

Ingrédient Quantité Rôle
Sucre cristallisé 180 g Donne une douceur claire et légère
Eau 120 ml L’eau pour ne pas trop réduire
Jus de citron 1 c. à café Resserre la douceur et aide à éviter la cristallisation
Eau de fleur d’oranger 1 c. à café Le parfum vedette des pâtisseries levantines
Eau de rose 1/2 c. à café Forte si l’on en met trop : rester modéré
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Quand on enfonce le couteau dans la pâte de kadaïf gorgée de sirop chaud, la surface craque, et le fromage blanc s’étire lentement. Knafeh, ou kanafeh. Dans les rues du Levant, c’est une pâtisserie cuite, sucrée et croustillante, qui sert aussi bien au petit-déjeuner que pour les fêtes.

Pour le préparer ailleurs que sur place, la première hésitation porte sur les ingrédients. Le fromage de Naplouse (nabulsi) est difficile à trouver. La pâte de kadaïf est presque introuvable dans un supermarché ordinaire. Mais si l’on ne se trompe pas sur ce qu’il faut garder, on peut s’en rapprocher beaucoup avec un four de maison.

Cette recette utilise du kadaïf surgelé, de la mozzarella à faible teneur en eau et de la ricotta, cuits dans un moule métallique peu profond d’environ 22 cm. Trois points comptent : essorer le fromage, enrober uniformément le kadaïf de matière grasse, et laisser la pâte tout juste sortie du four boire un sirop refroidi.

À propos du nom

En arabe, on rencontre plusieurs transcriptions en lettres latines : kunafa, knafeh, kanafeh. Les graphies varient selon les langues ; cet article emploie « knafeh » comme graphie principale.


L’histoire du knafeh : une ferveur sucrée venue de Naplouse

Knafeh servi sur un plat rond, découpé, avec du fromage qui s’étire
Quand on le coupe tout juste sorti du four, le croustillant du kadaïf et l’étirement du fromage se révèlent à la fois

Le knafeh est une pâtisserie du Moyen-Orient où l’on superpose fromage ou crème à une pâte en fins filaments ou à de la semoule, puis où on l’imbibe de sirop de sucre. Naplouse, en Palestine, est particulièrement connue pour son knafeh au fromage, et l’image des boutiques qui le retournent d’une plaque chaude sur un grand plat rond est devenue la mémoire même de cette pâtisserie.

Plutôt que d’enfermer son origine dans une seule ville, mieux vaut y voir un plat qui s’est répandu en changeant de forme dans les pâtisseries et les foyers du Levant : cela aide à décider en cuisine. Au Liban, en Syrie, en Jordanie, en Palestine et autour de la Turquie, le nom et la forme changent un peu. Il y a la version au kadaïf grossier, celle au kadaïf finement haché et tassé, celle glissée dans un pain, le ka’ak, que l’on mange en marchant, celle à la couleur orange marquée. Il y a des différences régionales et d’une boutique à l’autre, mais le point commun est l’association d’une pâte croustillante, d’un laitage chaud et d’un sirop parfumé de fleurs.

Pour le reproduire en cuisine domestique, on privilégie la texture plutôt qu’une couleur voyante. Pâte croustillante, fromage non aqueux, sirop qui ne soit pas que sucré mais dessiné par le citron et le parfum de fleurs. Une fois cela décidé, c’est une pâtisserie spéciale que l’on peut faire un après-midi de week-end.

Les jours où l’on dresse des entrées levantines comme le houmous, le falafel (en japonais) ou le taboulé, en servir un petit morceau pour finir boucle joliment une table de sel et d’acidité.


Petit-déjeuner à la plaque, et plat que l’on découpe à la maison

Moule rond peu profond et pâte de kadaïf posés en cuisine : préparatifs de courses pour le knafeh
La grande plaque d’origine se reproduit en petit, à la maison, avec un moule métallique peu profond

Quand on découvre le knafeh sur place, ce qui surprend d’abord, c’est qu’une pâtisserie sucrée se mange parfois le matin. On raconte que dans les pâtisseries de Naplouse et du Liban, on découpe du knafeh chaud cuit sur une grande plaque ronde et qu’on le remet sur une assiette en papier ou dans du pain. Beaucoup y voient un dessert d’après-repas, mais on en mange aussi une petite part au petit-déjeuner, avec un café fort ou du thé. C’est pourquoi, à la maison aussi, couper une part dans les 5 minutes qui suivent la sortie du four garde mieux le caractère du plat que le laisser refroidir et se poser comme un gâteau.

Par ailleurs, il n’est pas nécessaire d’utiliser une grande plaque. Se limiter à un moule métallique peu profond d’environ 22 cm de diamètre amincit les couches de kadaïf et permet de voir à la fois le croustillant du fond et l’étirement du fromage. Faute de fromage nabulsi ou akkawi tel quel, il est réaliste de s’en rapprocher par la forme du moule et la gestion de l’eau. En le faisant trop grand, on poursuit la coloration, les bords brûlent et le centre reste aqueux. Petit, mince, découpé tout juste cuit : respecter cet ordre fait mieux ressortir la différence entre un kadaïf et une eau de fleurs préparés avec soin.

La disposition de la table peut aussi se rapprocher de celle d’origine. Les jours où des plats de légumineuses ou de céréales comme le baba ganoush (en japonais) ou la moudjaddara servent d’entrée, ne servez pas le knafeh en grosse part : coupez-le en fins triangles et servez le sirop à part. Si chacun peut ajouter sa douceur, même ceux qui en mangent pour la première fois y viennent sans appréhension.


Ingrédients (pour 6 personnes) : décider d’abord du kadaïf et du fromage

Pâte de kadaïf, fromage, pistaches et ingrédients du sirop pour le knafeh, disposés en cuisine
Rassembler d’abord la pâte de kadaïf, un fromage à faible teneur en eau et les ingrédients du sirop parfumé aux fleurs

Ustensiles

Ustensile Repère Raison
Moule métallique peu profond ou moule rond Environ 22 cm de diamètre Cuire la pâte en couche mince et rôtir le fond
Petite casserole 1 Pour le sirop
Saladiers 2 Un pour le kadaïf, un pour le fromage
Four 180 °C Pour une cuisson uniforme
Informations sur les allergènes

Cette recette emploie du blé, des produits laitiers et des fruits à coque. La pâte de kadaïf contient du blé, et comme on emploie beaucoup de fromage, en cas d’allergie au lait ne forcez pas de substitut. On peut omettre les pistaches, mais certains produits sont fabriqués dans les mêmes installations que des noix.

Ce qui vaut la peine d’être vérifié avant d’acheter

Pâte de kadaïf surgelée, eau de fleur d’oranger et moule rond peu profond disposés pour les courses du knafeh
Plutôt que les laitages ordinaires, vérifiez d’abord la pâte de kadaïf, l’eau de fleur et un moule peu profond

Ce qui fait la différence dans les courses du knafeh, ce ne sont pas les laitages ordinaires mais la pâte de kadaïf, l’eau qui parfume de fleurs et un moule peu profond qui cuit en couche mince. Mozzarella et ricotta se trouvent facilement au supermarché, mais vérifiez d’abord la disponibilité de ces trois éléments : cela réduit les échecs.


Préparation : cuire à 180 °C et faire boire le sirop quand c’est encore chaud

Pour le knafeh, l’organisation avant la cuisson décide presque de tout. On prépare le sirop d’abord et on le refroidit, on essore le fromage, on sépare les filaments de pâte un à un avec la matière grasse avant de les mettre dans le moule. Verser un sirop refroidi sur une pâte brûlante tout juste cuite fait entrer la douceur tout en gardant la couche croustillante de la surface.


Les choix pour se rapprocher de l’original en cuisine domestique

Assiette de knafeh au fromage et knafeh glissé dans un pain façon ka’ak
Une assiette de knafeh au fromage, et le plaisir de rue du knafeh glissé dans un pain

Si l’on transpose telle quelle la recette d’origine, on butte sur le fromage. Les fromages nabulsi et akkawi sont très salés et souvent dessalés avant emploi, alors que la mozzarella est riche en eau. Remplacer l’un par l’autre sous le seul prétexte du nom rend le fond aqueux.

Élément d’origine Rapprochement réaliste Pourquoi le garder
Fromages nabulsi et akkawi 300 g de mozzarella à faible teneur en eau et 120 g de ricotta Donner à la fois l’étirement et la douceur du lait
Pâte de kadaïf Utiliser du kadaïf surgelé Difficile à remplacer. Vermicelles de blé ou nouilles de verre ne font pas une couche de pâtisserie cuite
Sirop de sucre clair Cuire légèrement sucre et eau, puis ajouter à la fin le parfum de fleurs Trop réduit, il devient caramel et pénètre mal la pâte
Surface orange Omettre le colorant et viser un doré par la cuisson À la maison, privilégier le croustillant à la couleur évite les échecs
Grande plaque ronde Moule métallique peu profond de 22 cm, plat à paella, moule rond Plus la pâte est mince à la cuisson, plus le fond est croustillant

Le manger dans du pain est aussi amusant. Dans les villes du Levant, certaines boutiques servent le knafeh dans un pain rond au sésame. Pour l’essayer à la maison, glissez un petit morceau dans un petit pain chaud et ajoutez juste un peu de sirop. C’est très sucré : plus qu’un dessert d’après-repas, il convient mieux avec un café fort, en le partageant en deux.


Causes d’échec : écarter d’abord l’aqueux et le brûlé

Comparaison d’un knafeh pâle, d’un bord brûlé et d’une coupe trop imbibée de sirop
En observant l’eau, la coloration et la quantité de sirop, on repère la cause de l’échec
Échec Cause principale Remède
Le fond est collant Fromage trop aqueux, tout le sirop versé d’un coup Égoutter le fromage au moins 5 minutes et verser d’abord les deux tiers du sirop
La pâte est blanche et dure Pas assez de matière grasse, trop tassée Enrober tout de 120 g de beurre et ne presser que légèrement du doigt
Seuls les bords brûlent Moule trop mince, chaleur du haut trop proche Inverser avant et arrière à 15 minutes et baisser à 170 °C dès que ça brunit
Le fromage ne s’étire pas Coupé une fois refroidi, pris avec le seul fromage à faible teneur en eau Couper dans les 5 minutes après la sortie du four et ajouter de la ricotta pour la tendreté du lait
Seule la douceur ressort Parfum de fleurs trop fort, pas assez de citron Limiter à 1 c. à café de fleur d’oranger et à 1/2 c. à café d’eau de rose

L’échec le plus fréquent est l’eau du fromage. Augmenter la ricotta donne un goût plus doux, mais sans l’égoutter, le fond devient lourd. À l’inverse, avec la seule mozzarella à faible teneur en eau, l’étirement est bon, mais en refroidissant elle se fige facilement comme du caoutchouc. Un mélange d’environ 300 g pour 120 g est plus facile à gérer dans un four domestique.

Ne jugez pas la coloration à la seule surface. Bord doré soutenu, centre brun clair : en s’arrêtant là, le fond est croustillant et le dessus n’est pas amer. Si l’on craint une cuisson insuffisante, avant de verser le sirop, soulevez un peu le bord et vérifiez que le dessous a pris une légère couleur.


Comment le manger, conservation et questions fréquentes

Knafeh découpé rangé dans une boîte, avec du sirop dans une petite casserole pour le réchauffage
Pour conserver, mettre peu de sirop et rendre le parfum au réchauffage

Le knafeh est une pâtisserie qui est meilleure tout juste sortie du four. Mais si l’on ne finit pas les 6 portions d’un coup, il est plus facile de conserver sans avoir versé tout le sirop dès le départ. À table, on ajoute du sirop seulement pour la part mangée, et le reste refroidit avec une douceur modérée.

État Conservation Réchauffage
Le jour même À température ambiante, 3 heures maximum 5 minutes au four à 160 °C
Le lendemain 1 jour au réfrigérateur 8 minutes au four à 160 °C, avec 1 c. à café de sirop à la fin
Congélation Chaque part emballée, 2 semaines Décongeler au réfrigérateur, puis 10 minutes à 170 °C

Au micro-ondes seul, le fromage revient, mais la pâte ramollit. Assouplir d’abord le fromage 20 secondes à 600 W, puis réchauffer la surface 3 à 5 minutes au grille-pain ou au four : la texture revient plus facilement.

Pour une douceur qui emploie la même eau de fleur et les mêmes pistaches sans réchauffage, il y a le layali lubnan (en japonais), qui se sert froid, à base de semoule fine et d’ashta. Si le knafeh est un plat où l’on goûte la pâte en filaments cuite et le fromage qui s’étire, celui-ci est un plat de deux couches froides que l’on coupe en silence.

Peut-on le faire sans pâte de kadaïf ?

Un remplacement complet est difficile. Vermicelles de blé et nouilles de verre absorbent facilement l’eau et ne donnent pas la couche légère d’une pâtisserie cuite. Si vous voulez absolument essayer, de la pâte filo coupée en fines lanières est plus proche, mais la texture en fils du kadaïf sera autre.

L’eau de rose est-elle indispensable ?

Non. Avec seulement 1 c. à café d’eau de fleur d’oranger, on a déjà un parfum bien levantin. Si vous mettez de l’eau de rose, limitez-vous à 1/2 c. à café pour éviter une force de parfum.

Peut-on l’assembler la veille ?

On peut aller jusqu’à enrober le kadaïf de matière grasse la veille. Si on le laisse une nuit dans le moule avec le fromage posé dessus, l’eau du fromage passe au fond. La veille, préparez kadaïf et fromage séparément et assemblez 30 minutes avant la cuisson : c’est plus sûr.

Que servir pour composer un menu ?

Comme c’est une pâtisserie sucrée, un repas léger et acidulé s’accorde bien. En servant un peu de taboulé, de baba ganoush (en japonais) et de shawarma, le knafeh final paraît moins lourd. Après un plat de riz comme le mansaf jordanien, on voit aussi le lien avec le parfum de lait.


Sources